Catherine FOURNIER - AU SENAT
« La pêche industrielle met en danger gravement notre économie côtière, je dois préciser que  Boulogne-sur-Mer est le premier port de pêche Français.

Un bateau comme le « Margiris », qui naviguait en Manche/Mer du Nord courant octobre, est un « ogre » des mers. C’est le synonyme même d’un désastre à la fois économique, mais aussi écologique.

Il a une capacité de pêche en un jour équivalent à la production annuelle de 5 fileyeurs classiques boulonnais.

Aucune pondération ! Une opération SPOT de 5 semaines : on a tout pillé détruit une partie des fonds marins, de la flore, de la faune et on s’en va ailleurs. Que laisse-t-on au laborieux artisan pêcheur qui trime tout au long de l’année et qui lui régule de fait sa production ?

J’aurais aimé avoir la position environnementale de Madame la Ministre de la transition Ecologique et solidaire. Toutefois, je me tourne vers vous, Madame la Ministre chargée des affaires européennes.

Cette pêche industrielle au large de nos côtes françaises est une menace pour la ressource halieutique. Elle engendre de graves conséquences sur les écosystèmes marins, ainsi que sur la sécurité et la qualité alimentaire.

La concurrence libre et non faussée fait partie intégrante de la Constitution Européenne Face à ce désastre écologique, comptez-vous, Madame la Ministre agir auprès de la commission européenne et de quelle manière ?

Je vous remercie »  lien avec la vidéo de mon intervention

En réponse, Madame de Montchalin, Secrétaire d’Etat chargée des affaires européennes assure que le « Margiris » a fait l’objet d’un contrôle du Centre National des pêches activé par le Ministère de l’Agriculture. Ce navire aurait respecté son quota de 2150 tonnes de pêche de chinchards et que lors de son séjour au large de nos côtes françaises, il n’était qu’en transit.

Ces navires-usines sont légaux, mais une veille permanente du respect des règles doit s'exercer pour tous. La Ministre assure que ce sujet interministériel (pêche, Europe et écologie) fait l’objet de vigilance et de mobilisation de chacun pour un respect du droit communautaire et des quotas.

La règlementation des quotas sera revue avec l’aide de scientifiques et dans un cadre pluri-annuel.

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